Le Stress dans tous ses états


Publications / dimanche, juillet 29th, 2018
Avant tout propos, il est capital de comprendre qu’il n’y a qu’un stress (celui organique), mais il y a parallèlement et consécutivement une multitude de facteurs favorisant son apparition, et une multitude de façon dont votre corps mettra en exergue les symptômes. Les événements de la vie, les contrariétés du quotidien, les exigences professionnelles, les climats de tensions permanentes, les traumatismes, le manque de considération….sont autant d’éléments vecteurs de stress. Il est essentiel de mettre en avant que d’un point de vue biologique, votre corps réagira de façon mécanique et très organisé. Ce qui diverge entre vous et les autres, c’est la manière personnelle et intrinsèque dont vous allez ressentir la mise en route de ce mécanisme biologique avec tous les ressentis corporels et psychiques qui y sont liés. Ne lisez donc pas les lignes suivantes en pensant qu’elles doivent en tout point correspondre à votre situation. Chacun se livre à des sensations intimes et personnelles face a quelque chose que l’on nomme “le mal du siècle”.

STRESS AIGU STRESS CHRONIQUE

Il faut distinguer le stress aigu du stress chronique. Le stress aigu s’accompagne généralement d’une émotion forte et brutale. Il peut être causé par une circonstance exceptionnelle, comme un accident, un attentat, une catastrophe naturelle…, comme le rappelle la Fédération Française de Cardiologie. Mais il faut le dire, il est question le plus souvent d’événements banals, comme une dispute conjugale, une tension vive et inattendue sur le lieu de travail, ou encore une finale de coupe du monde au moment du pénalty (pour les plus fans). La survenue brutale d’un accès de colère est le facteur déclenchant le plus nocif du stress aigu, car elle multiplie par 15 le risque d’infarctus.

LE STRESS CHRONIQUE

Le stress chronique s’installe dans la durée, avec des soubresauts plus ou moins récurent durant la journée. Il aurait tendance à toucher une certaine catégorie de personne dont les traits de caractère et de personnalité se regroupent : l’esprit combatif, le sens de la compétition, la multiplicité des activités, un rythme de vie effréné, le sentiment d’être sans cesse dans l’urgence, la quête de reconnaissance, l’impatience, l’exigence envers soi-même et les autres… Au travail, un manque de reconnaissance, des objectifs peux clairs, le sentiment de ne pas être entendu par les supérieurs hiérarchiques sont autant de facteurs favorisant le stress chronique. Mais aussi un traumatisme, un choc, la violence d’un événement peut causer tout autant de dégât.
Egalement, du point de vu du quotidien, le Professeur et Psychiatre Silia CONSOLI (Hôpital Européen Georges Pompidou, PARIS) dit : “L’hostilité, et en particulier la tendance à la méfiance et au ressentiment, est le principal facteur de risque de développement d’une maladie coronarienne. Le râleur permanent qui peste contre tout et contre tous se met particulièrement en danger à terme…”.
Tous ces phénomènes dits de stress se protagonisent dans votre corps. Le stress laisse alors toute votre biologie en alerte pour assurer votre survie car le stress est en réalité nécessaire pour vous protéger. Mais lorsqu’il devient chronique, le stress mène une action néfaste sur votre organisme, et comme une souffrance de plus en plus envahissante, il s’installe insidieusement dans votre interne et ne semble plus vouloir vous laisser le moindre répit. Votre organisme, soumis à toutes les tensions que rien ne semble pouvoir apaiser, s’épuise peu à peu sans que votre esprit ne puisse y faire quoi que ce soit. Face à une incapacité de l’esprit à apaiser votre corps, ce dernier finit par manifester son ras-le-bol et les premiers symptômes somato-psychiques apparaissent. L’expression “en avoir plein le dos” prend tout son sens lorsque vos lombaires ou vos cervicales commencent à crier au secours. Puis des douleurs dans différentes zones du corps apparaissent soudainement sans que rien, ni même la médecine, puisse en expliquer la raison. Vous vous agacez devant le médecin qui vous dit “si vous avez mal au ventre, c’est le stress”, alors que vous ressentez bel et bien des douleurs, et qui par la force des choses vous stressent encore un peu plus. Un cercle sournois se met en route.
J’accompagne des personnes qui se livrent à l’expression de cette souffrance. L’épuisement elles l’expriment avec une telle force que l’on pourrait croire qu’elles sont suffisamment solides pour y faire face et que le temps jouera son rôle. Mais la douleur physique et psychique transpire dans leurs paroles, et souvent, les mots qu’elles emploient témoignent de leur épuisement. L’instant présent est quasiment inexistant. C’est comme si vous étiez en errance sur le quai d’une gare et que les trains ne s’arrêtent jamais. Vous apercevez la locomotive au loin mais vous ne la regardez pas vraiment passer. A chaque fois qu’un wagon passe devant vos yeux vous vous abandonnez inexorablement à observer le suivant qui pourtant est déjà loin.
L’inquiétude de l’instant d’après est alors constante, avec son lot de doutes. Vous êtes comme poussé par une force invisible à vous projeter sans cesse dans un futur dont il vous semble difficile de le considérer véritablement. Ce qui revient souvent chez les personnes qui viennent me consulter, c’est la notion de perte de plaisir. Ce stress, envahissant, gangrène les pensées au point de camoufler sans retenue les émotions positives de l’instant. Cet “instant” en famille, entre amis, au restaurant, au cinéma…. se cache derrière un filtre, un brouillard assourdissant au point de vous empêcher parfois d’entendre, d’écouter, et d’intégrer pleinement et parfaitement ce qui se dit et se manifeste devant vous. Ces événements se répétant inlassablement sans qu’aucune amélioration n’ait pu se manifester, il y a comme une phase de résignation qui vous amène à anticiper le moment futur à l’égard de quoi vous ne trouvez plus aucun engouement puisque vous connaissez déjà la suite. C’est sans doute cette phase de résignation qui vous entraîne vers les premiers signes d’un syndrome dépressif.
Au delà des manifestations du stress que l’on connait tous (le cœur qui s’emballe, la respiration qui se fait plus rapide et thoracique…etc.) c’est une douleur viscérale qui s’installe et que nul ne peut comprendre a part la personne qui le vit. Plus qu’une comédie dramatique, c’est un psychodrame qui se joue sur le théâtre corporel. L’environnement et votre histoire personnelle se décrètent “auteur” du stress à venir. Et sur la scène de votre organisme, le stress joue sa comédie dans une pièce dont l’histoire semble avoir été écrite pour ne jamais se terminer.
La dynamique (ou mécanique) du stress est la même pour tous. Le corps tout entier se met en alerte de la même manière en actionnant de façon automatique chaque partie de votre cerveau et de votre système sympathique. Ce qui diverge chez chacun d’entre nous je le disais c’est la manière dont nous allons vivre et percevoir les conséquences sensorielles de cette mise en alerte du corps.
Ce qui est formidable face à un constat dramatique qu’est la tyrannie émotionnelle liée au stress, c’est notre capacité à le réduire. Par exemple, il vous arrive très certainement, face à une situation qui vous agace, de souffler vivement par la bouche, comme une tentative de vous sentir apaisé. Vous faites déjà ainsi de la Sophrologie. Parfois j’en suis certain, il vous arrive de vous étirer le matin au levé, ou le soir après une grosse journée. Vous faites la aussi en quelque sorte de la Sophrologie. Très souvent dans votre quotidien, vous faites de la Sophrologie sans le savoir. Car la Sophrologie Caycédienne n’est qu’un terme que son créateur Alfonso Caycédo a posé sur les capacités du corps à s’apaiser seul, sans aide extérieur et médicamenteuse. Le seul problème est que vous ne connaissez pas les outils nécessaires pour que ce que vous faites déjà ait un impact bénéfique et durable sur votre organisme. Le Sophrologue est là pour vous apporter ces outils et vous donner l’opportunité de vous en servir sans lui.
L’objectif des séances de Sophrologie est de vous (re)connecter à votre corps pour vivre, au travers de vos ressentis corporels, dans « l’ici et maintenant ». Le cerveau, organe incroyable, voué à toutes les découvertes scientifiques à venir, ne peut être conscient de deux choses en même temps. Cette limite de votre esprit est en fait une arme à votre avantage, car lorsque vous êtes “dans votre corps” vous ne pouvez pas être “dans votre esprit”. Centré sur les ressentis corporels, au travers d’exercices de relaxation dynamique (le corps en mouvement et comme une réalité vécue), d’exercices de respiration… votre esprit met ainsi de côté toutes les afférences mentales qui vous empêchent de vivre les choses pleinement dans votre quotidien.
Et la notion de répétition est très importante en Sophrologie. En effet, la fréquence des répétitions des exercices sera déterminante dans l’amélioration de votre état général.
Eric KANDEL, Prix Nobel de médecine en 2000 à dit : « Une stimulation répétée entraîne la migration de protéines dans le noyau du neurone, qui déclenche l’expression des gênes, qui vont eux-mêmes enclencher la synthèse de nouvelles protéines, lesquelles vont participer à la croissance de nouvelles synapses, donc d’une potentialisation à long terme ». Comme quand vous marchez sur votre gazon chaque jour pour aller accrocher votre linge au fond du jardin en empruntant le même chemin. Sans vous en rendre compte vous laissez peu à peu s’installer une trace sur l’herbe, qui, à cet endroit, finit par se coucher durablement. Si vous passez toujours au même endroit, cette trace se veut de plus en plus manifeste. C’est la répétition de vos pas à cet endroit qui permet d’inscrire une trace dans la durée. Il se passe en fait la même chose dans votre cerveau. Chaque fois que vous allez répéter les exercices Sophrologiques proposés lors des consultations, vous allez laisser une trace dans votre esprit, et accentuer les effets de bien-être que vous aurez vous-même créé.
Votre histoire de vie, ou parfois même votre roman familial, offre un terrain plus ou moins propice à l’évolution du stress au sein de votre organisme. En êtes-vous responsable ? Non. Faut-il culpabiliser ? Non. La notion de responsabilité n’a pas sa place dans les tourments qui sont les votre. Cette souffrance s’impose à vous. Vous criez, parfois des années durant, votre volonté de vous sentir apaisé. Sachez que vous avez ce pouvoir de réduire significativement ce mal-être au profit d’une découverte de vous même et de la force de vie qui est en vous. Chaque histoire est différente, et les événements apposent sur votre corps et votre esprit une marque indélébile. Ainsi, selon qui vous êtes, la perte d’un emploi pourra avoir des répercussions semblables à celui qui se heurte à la perte d’un proche. La notion de gravité de l’événement déclencheur de stress n’a ici que peu d’importance. Ce qui est important c’est de prendre en considération de façon constante votre parcours, votre personnalité dans sa globalité, et le lien affectif qui vous unissait à la personne ou la chose perdue. C’est votre rapport et votre relation à cette notion de perte qui déterminera votre degré de perception de la souffrance ; même si chaque événement à son lot de mécanismes d’auto-réparation qui lui est propre.
Lorsque je reçois pour la première fois une personne au Centre de Santé Noeuxois, la consultation dure environs 1h30. Cette durée est nécessaire pour faire connaissance, et laisser le temps à l’expression. A l’instar, cette durée est parfois vouée au silence plus qu’a la mise en mots car mettre des mots peu s’avérer parfois difficile. Il me semble qu’il faille toujours comprendre et respecter ces silences, sans chercher nécessairement à les combler. Quoi qu’il en soit, cette première rencontre permet de faire le point sur les symptômes, les besoins, et d’entrevoir un premier objectif.
Les séances suivantes durent environs 1h. A compter de la seconde consultation durant un protocole de cure, le patient repart avec un enregistrement de chaque séance qui lui permet de s’entraîner chez lui entre les consultations. Cet entraînement est indispensable si l’on souhaite une amélioration rapide, et obtenir des effets sur le long terme.
Enfin, en vous présentant au Centre de Santé Noeuxois pour un rendez vous Sophrologique, vous gardez cette liberté indispensable et thérapeutique de continuer le travail, ou de ne pas revenir si l’alliance avec moi ne se fait pas. J’insiste toujours sur cette liberté, garante d’un travail de qualité et porteur de sens dans le processus de mieux-être qui sera le votre. Car durant les consultations, vous n’aurez qu’un seul gros effort à faire : NE FAIRE AUCUN EFFORT !
AXEL PISSY SOPHROLOGUE 06 60 90 20 67

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